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Stage Slow Flower - 154

Dernière mise à jour : 17 juil. 2022

Le premier stage, je l'ai choisi en "One to One" (autrement dit, seule avec la fleuriste, une sorte de stage individuel !) avec Chloé de l'atelier Les Ephémères.

Autrefois en Bretagne et depuis dans la région d'Angers, Chloé pratique les mariages et décore ces événements selon un style très éloigné de la fleuristerie traditionnelle. D'abord, elle utilise aujourd'hui beaucoup de fleurs de jardin (notamment de son propre jardin), et glane ses feuillages. La différence entre un feuillage glané et un feuillage acheté, cultivé pour être vendu à des fleuristes ? Le port. Le feuillage glané, celui coupé dans la nature, aura un port plus souple et plus naturel, car justement non calibré pour être droit, de taille égale, et globalement homogène.

Les compositions de Chloé ont d'emblée un aspect très poétique, très naturel. Par le choix des fleurs et des feuillages, donc, mais aussi par le style et la technique. Chloé choisit de ne pas utiliser de mousse, mais de disposer les fleurs dans des contenants dans lesquels elle insère du grillage (ici un vase Médicis) ou des verreries hautes (vases transparents en verre). Pour créer du relief, elle joue avec la disposition des fleurs en hauteur et surtout en profondeur.

Attention, ne cherchez pas à vous demander pourquoi les boutiques ne font pas pareil...

La mise en œuvre de ce style est avant tout ici possible parce qu'il s'agit d'événements, et que Chloé installe elle-même ses compositions, même en compose sur place. Elle peut donc veiller à ce que la disposition ne bouge pas par exemple, même si les tiges ne sont pas piquées dans de la mousse (on confierait moins aisément l'installation de compositions non piquées, donc qui peuvent bouger facilement si l'on les manipule, à des clients).

Par ailleurs, les fleurs n'ont besoin de tenir qu'1 à 2 journées, il ne s'agit pas de viser une tenue sur du plus long terme, ce qui est inversement le cas en boutique où il faut que des fleurs achetées par des clients puissent tenir le plus longtemps possible.


Les échanges avec Chloé ont été riches et m'ont beaucoup aidée dans ma compréhension du métier de fleuriste, tout comme dans mon ressenti sur ma propre expérience. Ainsi, elle m'expliquait que son style était beaucoup inspiré du style anglais qui dans sa technique n'avait rien à voir avec la fleuristerie française. Ah bon, il y avait donc d'autres façon de faire possible ? c'est ce que j'avais découvert.

La vrille notamment, dans les bouquets, était une technique qui n'était pas forcément pratiquée en Angleterre, où les bouquets pouvaient être faits en insérant les tiges dans une boule de grillage (cf. photo), sans vrille.

Je racontais aussi que j'avais beaucoup de mal avec les compositions piquées dont souvent le style, dans les boutiques traditionnelles, ne m'inspirait pas.

En tant qu'adulte bien engagée dans la vie, ex-citadine et parisienne, et fleuriste par reconversion, j'aimais les fleurs pour l'association que je m'en faisais avec les idées de jardin, nature, et poésie. Or je trouvais que beaucoup de compositions en boutique n'évoquaient pas cette association-là. Alors que je m'interrogeais justement sur ce manque de naturel, Chloé m'éclaira avec cette formule : « en France, on traite la fleur comme un objet design. C'est ça le savoir-faire à la française. »

J'avais trouvé ça assez juste !


En photo : les compositions réalisées avec elle pour ce stage, dans le manoir de Jouralem (très beau Bed & Breakfast par ailleurs, installé dans ce manoir du XVe siècle), où elle a son atelier.

Le vase Médicis contient donc un sceau d'eau et du grillage, le décor de cheminée est composé à partir de contenants bas et allongés, dans lesquels elle a aussi inséré du grillage, et le décor d'escalier est formé à partir de vases en verre transparents, disposés sur les marches, contre la rambarde.




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