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  • Photo du rédacteurMissFleurs itinérante

À la fin du mois, je suis donc complètement saturée. À la boutique, la routine s'est installée. Et les mêmes taches dans le même ordre, tous les jours, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé !

De Vierzon, je ne verrai pas grand-chose. Le canal du Berry, en partie déclassé et sans eau, garni de fleurs sauvages. Les bâtiments industriels de l’ancienne usine, que j’aperçois en allant faire une livraison.


Je profite de mes 2 jours de repos consécutifs pour aller voir des amies, ce qui me donne le sentiment de profiter de l’été aussi.


J’ai surtout fini d’organiser mes prochaines destinations : les Antilles, avec un contrat de 2 mois en Martinique, de mi-décembre à mi-février. Mon billet est pris pour le 14 décembre 2022 ! J’ai trouvé un fleuriste en Guyane, et j’irai donc là-bas 2 mois et demi, de fin mars à la fête des mères 2023. Entre-temps, je pense découvrir la Guadeloupe. Tout est donc calé, ou presque. Mon séjour en région parisienne, de septembre à mi-décembre, me permettra d’affiner.

Ce mois d’août ne sera donc qu’une transition : vers Châtillon, que je rejoins à la fin du mois. Vers les Antilles, et les territoires outre-mer.


Je promets à ma logeuse de lui envoyer une carte postale. Et le 28 août, saturée et soulagée, je pars.


En photo, une partie du canal du Berry, à laquelle les nénuphars, les herbes folles et cette famille de cygnes venait donner un charme presque magique







  • Photo du rédacteurMissFleurs itinérante

Dernière mise à jour : 22 mai 2023

Cette cohabitation ne dure qu’un mois, heureusement. Au bout de 3 semaines chez ma logeuse, je n’en peux vraiment plus.


De la télé et de l'enceinte, mais aussi des objets déco qui meublent la pièce où je vis - multiples chaises de jardin, statues de chien, léopard, angelot, poupées dans les vitrines, vélo d’appartement, vasque ... - et de tout ce qui compose la maison (chaises en plastiques fluo de la salle à manger, perroquet suspendu au lustre, le carrelage du sol, la cuisine si peu fonctionnelle, l’odeur de la salle de bain, le panier du chien et la cage du lapin dans la cuisine …).

« J'aime le BEAU, me dit-elle » ...


Même si ma logeuse a des aspects sympathiques, et que j’apprécie certains échanges, je me dis : « il faut vraiment que j’arrête les colocations chez-les-femmes-seules-qui-ne-travaillent-pas-et-passent-leurs-journées-avec -le-son-de-la-télé ».


Mais peut-on tout le temps choisir ?

Ici, je ne suis qu’à 5 mn à pied de la boutique (avantage imparable), la participation est modérée, et il y a un jardin. Je n'ai ni formalités (bail, caution) ni avance de loyer. Le peu d'autres offres concernait des studio étudiants près du centre-ville, absolument pas séduisants, plus chers et plus contraignants pour une location très courte durée.


Je sens, cependant, que je commence à toucher mes limites dans ce mode de vie choisi !


En photo, vues de ce qui a composé mon intérieur, pendant ce mois d'août 2022 ;



  • Photo du rédacteurMissFleurs itinérante

Dernière mise à jour : 18 mai 2023

Les salaires des fleuristes employées en région, parlons-en. Pour Vierzon, j'avais balisé les choses par téléphone, avant d'arriver.


« Quelles sont vos prétentions salariales ? », me demande ma future patronne (dont la collaboration restera, je le précise, une très belle expérience).


J'annonce la couleur, un salaire net tout à fait cohérent : pas celui d'un débutant (le SMIC, soit 1180 euros nets, ce que j'ai gagné les 3 premières années), pas le plus haut salaire qu'on m'ait proposé récemment (1500 euros nets en région bordelaise, 1400 euros à l’atelier en Savoie), mais la dernière fourchette basse qu'on m'ait proposée depuis 2 ans, quand les patrons ont commencé à venir me démarcher directement, via mon CV déposé sur mon compte Pôle Emploi.


1350 euros nets.


« 1350 euros nets !!? Mais, c'est beaucoup ! »


Je suis très surprise de cette réaction et de l’appréciation de ce « beaucoup ». Ma patronne est carrément choquée. Moi je suis sidérée.

- « Excusez-moi, je ne comprends pas bien. En quoi trouvez-vous cela « beaucoup » ? »

- « Et bien, 1350 euros nets, c'est pour moi un niveau très confirmé ! »

- « Oui, justement, selon la grille d'évaluation des salaires des fleuristes, cela correspond au niveau CAP + 2 à 5 ans, juste avant le niveau BP. C’est donc cohérent avec mon profil ».

- « Justement, le niveau avant le BP, c'est donc un niveau CAP très très confirmé... »

Là je tique. Je sais que chaque boutique a des exigences différentes quant à l'appréciation de l'autonomie technique et stylistique de ses employés. Ce qui passe chez l'une ne passe pas forcément chez l'autre. Je sais m'adapter, mais je suis loin d'avoir un niveau parfait, je ne passe pas pour une rapide et je ne connais pas les exigences de cette boutique. Ma patronne est tellement choquée que je préfère la jouer prudente : je revois la grille salariale des fleuristes et lui propose de descendre au niveau juste en-dessous, soit 1300 euros nets. Mais pas plus bas. Je sais que de toute façon je bénéficierai de la prime de précarité. Et au final, le mois passé, quelques heures supplémentaires, payées rubis sur ongle, feront encore gonfler le salaire.


Mais voilà la réalité. Pour certain(e)s patron(e)s - et celle-ci était tout à fait honnête et intègre par ailleurs - 1350 euros nets, pour une employée de 42 ans dont le CV de 5 années affiche de nombreuses expériences, c’est leur demander la lune. Est-ce normal ?


En photo, une rivière sur la ville sur les berges de laquelle j'avais été me poser !


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